En Grèce, les médecins et les pharmaciens rentrent en grève

Posté par medicaments le 11 janvier 2012

Les consultations sont annulées, les opérations une à une reportées : une grève de près d’une semaine, les médecins et les pharmaciens en Grêce ne veulent pas céder face au gouvernement. Les médecins hospitaliers, dont le salaire a diminué de 35 % depuis le début de la crise, redoutent une nouvelle baisse de revenus. Les médecins du secteur privé, payés avec deux ans de retard, réclament l’argent que leur doit la caisse des fonctionnaires. Une bagatelle de 350 millions d’euros !

Un nouveau tour de vis budgétaire a conduit les médecins et les pharmaciens grecs dans la rue ces derniers jours.

Ils réclament leur dû. Certaines caisses d’assurance-maladie ne les ont pas payés depuis des mois. Exaspérés, inquiets, quelques-uns quittent le pays.

Les pharmaciens, que les caisses d’assurance-maladie n’ont pas davantage les moyens de payer, n’arrivent plus à s’approvisionner qui ne font plus crédit. À Athènes, les pharmacies ne délivrent de médicaments qu’aux patients qui sont en mesurent de régler intégralement leur facture. Ainsi, lorsque le gouvernement a annoncé son intention de limiter leurs marges, les pharmaciens, déjà excédés de devoir payer des impôts sur des revenus qu’ils n’ont pas, ont décidé de fermer boutique. Et les médecins généralistes les ont ainsi rejoint dans un mouvement de contestation généralisé.

Le ministère des Finances, dans un document fiscal, dépeint avec sévérité le système de santé grec, qui, d’après lui est un véritable puits sans fond où disparaît l’argent des contribuables. Faire plus avec moins, grâce au développement des soins primaires, à la reprise en main du management hospitalier, et à la généralisation progressive des prescriptions électroniques, voile l’idée du gouvernement. Ainsi, le ministère entend surveiller et contrôler les coûts et les besoins réels en médicaments.

Les médecins grecs vivent mal cette mise sous tutelle et les règles sans cesse mouvantes. S’ils ont fait grève, c’est aussi pour protester contre les tarifs de la nouvelle caisse « EOPYY », issue du rassemblement de plusieurs organismes d’assurance-maladie : 6euros la consultation (après impôts). Les médecins qui signeront un contrat avec « EOPYY » auront le droit de voir 200 patients par mois, mais pas un de plus.

Dans ces conditions, les syndicats des médecins demandent aux pouvoirs publics d’envisager d’autres pistes, auquel cas, ce type de contestation généralisée risque de se répéter.

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