Voyager sans risque avec la grippe a H1N1
Posté par medicaments le 10 juillet 2009
Pour beaucoup, en ce début d’été, les vacances approchent. Mais, devant la propagation du virus de la nouvelle grippe A (H1N1), certains sont tentés de changer leurs plans. Pourtant, rien ne les y oblige. En effet, cette nouvelle forme de Lgrippe ne doit pas vous gâcher les vacances.
Même si elle a déclenchée l’alerte pandémique, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ne recommande pas de restreindre les voyages à cause du virus A (H1N1). Car imposer des restrictions aux voyages ne contribuerait guère à empêcher le virus de se répandre mais perturberait énormément la communauté mondial.
En définitive, les recherches scientifiques basées sur les modèles mathématiques montrent que des restrictions aux voyages auront un effet limité, voire nul, sur la propagation de la maladie, ce que confirment les archives sur les pandémies de grippe qui se sont produites par le passé, ainsi que l’épisode du SRAS.
Les dépistages aux entrées et aux sorties des pays ne semblent pas particulièrement efficaces pour endiguer la propagation de la maladie, estime l’OMS, qui précise toutefois que les mesures appliquées pour faire face à un risque de santé publique sont du ressort des autorités nationales. Il est donc possible que certains États les mettent en place et s’en servent pour autoriser, ou non, le passage de leur frontière. Cependant, les pays qui adoptent des mesures interférant de manière importante avec le trafic international (par exemple en retardant le départ d’un passager de plus de 24 heures ou en refusant l’entrée ou la sortie d’un pays à un voyageur) doivent fournir à l’OMS les arguments et les données de santé publique qui sous tendent une telle mesure.
Les autorités françaises n’interdisent aucune destination, mais conseillent la prudence aux voyageurs qui se rendent dans les régions du globe où la transmission communautaire du virus est confirmée, tels de nombreux pays du continent américain.
Le gouvernement a également décidé de surveiller de près les centres de vacances en France. Les centres sans hébergement pourront être fermés s’il y a risque de contagion ou si le taux d’encadrement n’est plus respecté.
Les centres avec hébergement devront disposer d’une pièce ou d’un bâtiment spécial permettant d’isoler un enfant malade en attendant que ses parents viennent le chercher. Des listes de personnels qualifiés susceptibles de suppléer les animateurs malades ou de contribuer à l’accompagnement des mineurs devant rejoindre leur famille devront également être établies. En cas de fermeture, les autorités préfectorales auront la responsabilité de veiller notamment aux conditions de rapatriement ou d’hospitalisation des mineurs.
Enfin, pour les centres à l’étranger, les cas devront être signalés aux autorités consulaires et aux parents ; les mesures sanitaires prévues par le pays d’accueil devront, par ailleurs, être respectées.
Le gouvernement demeure particulièrement mobilisé tout l’été pour parfaire la préparation à la survenue de l’épidémie en France. D’ores et déjà, la France dispose de un milliard de masques antiprojections, 723 millions de masques de protection et 33 millions de traitements antiviraux.




